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rosedesvents
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Venez découvrir mes souvenirs de voyage à travers le monde (n'hésitez pas à laisser un commentaire!)
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
10.03.2006
Dernière mise à jour :
09.05.2008
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La route des rois de Madaba à Kerak

Posté le 12.06.2006 par rosedesvents
Avant de quitter Madaba, nous avons fait le plein d’essence, car après toutes ces routes empruntées, le carburant commençait à manquer. Nous sommes donc allés dans une station service, où on nous a indiqué quelle pompe utiliser (la voiture a même accepté de redémarrer après, donc ça devait être le bon choix). Le prix était très abordable : à peu près 0,50 €/litre. Pourtant, il n’y a pas de puits de pétrole en Jordanie. Vous pensez bien qu’ils ont essayé de creuser dans la région, mais ça n’a rien donné.

Nous avons ensuite pris la route de Kerak. Cette étape s’annonçait facile, car il n’y avait qu’une route (la route des rois) et Kerak était la première ville sur cette route. Le guide indiquait même un joli point de vue à ne pas manquer : le Wadi Mujib. Ce que nous savions pas, c’est que Wadi, ça veut dire " gorge " et la plonge littéralement dans la gorge pour passer par son point bas. Autant dire que la route était assez sinueuse. En plus, le ciel était assez brumeux, ce qui donnait une ambiance assez mystérieuse. Heureusement, la route était en très bon état (par comparaison, je me souviens de la route reliant Marrakech à Ouarzazate et traversant le Haut Atlas, à laquelle il manquait des bouts, de préférence dans les virages). Nous avons finalement atteint le fond de la gorge (la moitié des difficultés était derrière nous !). Ce qui était étonnant, c’est qu’il y avait un barrage et en regardant au loin, on avait l’impression d’avoir échoué sur une île déserte. Il ne faisait pas très chaud et la lumière commençait à décliner, donc nous ne nous sommes pas trop attardés.

Nous avons finalement atteint Kerak de nuit. Nous savions que l’hôtel se trouvait au sommet d’une colline, mais nous n’arrivions pas à situer cette colline. Nous avons fini par demander notre chemin à 2 Jordaniens. Ils ne nous ont pas proposé de parler en allemand, mais ont demandé un crayon et du papier, que nous leur avons fournis. L’un deux a commencé à dessiner la route, puis a hésité. Il a alors montré avec sa main 3 ronds l’un en dessous de l’autre et il a refait ce geste plusieurs fois. J’ai fini par comprendre et j’ai crié toute fière : un feu rouge ! Il a vu que j’avais compris et il a alors dessiné le feu rouge sur le papier, puis le reste de la route. Nous l’avons remercié et nous avons suivi ses précieux conseils, qui nous ont effectivement menés à un feu rouge, puis à l’hôtel. Nous étions soulagés d’avoir atteint notre destination, mais le lieu ne s’est pas montré franchement hospitalier. Il faisait froid et il y avait beaucoup de vent. L’hôtel était situé à flanc de colline et la chambre donnait sur la falaise. Le vent claquait contre la façade et sifflait bruyamment. Je n’aurais pas été contre un peu de chauffage, car j’avais de plus en plus froid, mais il était coupé. De toute façon, nous avions faim et il fallait à nouveau s’aventurer à l’extérieur, car le restaurant de l’hôtel était fermé. Nous avons finalement trouvé notre bonheur à quelques centaines de mètres. Nous nous sommes empressés de commander une soupe de lentilles (un délice!) et le restaurateur était adorable, car quand il a vu que j’avais froid, il a amené un petit radiateur. Quel réconfort !

Madaba

Posté le 04.06.2006 par rosedesvents
Nous avons ensuite rejoint la ville de Madaba, à 8 km du Mont Nébo, où nous avons déjeuné dans un restaurant sympathique caché dans un magasin d’artisanat. D’ailleurs, Madaba est connue pour ses mosaïques antiques et elle foisonne de boutiques pour touristes proposant de prétendues mosaïques. En fait, ce ne sont que des bouts de plastique collés sur un support adhésif (quelle arnaque !).

La visite de la ville proprement dite a commencé dans l’Eglise Saint Georges. Cette église de rite orthodoxe grec a été construite au XIXème siècle. Quel rapport avec des mosaïques antiques me direz-vous ? Ca me plaisir de constater que vous suivez ! En fait, lorsque les bâtisseurs de l’église ont voulu poser le carrelage, ils se sont rendu compte qu’il y avait des fragments de mosaïque au sol ! Il ne reste plus qu’un quart de l’ouvrage original, mais on reconnaît assez facilement le territoire d’Israël avec le Jourdain et la Mer Morte. A la base, cette carte était destinée à guider les pèlerins en terre sainte. La mosaïque indique donc les principaux sites religieux de la région. Ce qui est amusant, c’est qu’il y a même des poissons représentés dans le Jourdain et des bâteaux sur la Mer Morte. Il y a également un petit bout de mosaïque à proximité caché sous un tapis (le jour où nous sommes passés le tapis était relevé).

Nous avons ensuite poursuivi la visite de la ville. Ce qui est impressionnant, c’est qu’il y a des vestiges de mosaïques un peu partout (entre deux boutiques bien sûr) et ce n’est pas si évident de les repérer, donc nous avons un peu eu l’impression à certains moments de tourner en rond. Mais à force de persévérance et de marche, nous avons finalement réussi à voir tout ce que nous voulions. A la fin de la journée, nous étions un peu fatigués quand même.

Mont Nébo

Posté le 16.05.2006 par rosedesvents
Après notre baignade dans la Mer Morte, nous avons rejoint le Mont Nébo. Nous avons tout de suite été surpris par le faible nombre de touristes que nous avons croisés (tout comme à Um Quais) : aucun groupe et seules quelques personnes isolées.

L’entrée du site n’est d’ailleurs pas très alléchante, car on y trouvre une immense statue immonde sensée célébrer l’entrée dans le nouveau millénaire. Heureusement, les vestiges anciens sont d’un plus grand intérêt. Le Mont Nébo est cité dans la Bible comme étant la colline qu’a gravie Moïse (à 80 ans tout de même !) pour apercevoir la terre promise. Cet endroit était déjà au IV ème siècle un important lieu de pèlerinage. C’était émouvant d’imaginer ces foules ayant entrepris une longue marche (le sommet se trouve à 800 mètres d’altitude, soit 1200 mètres au-dessus du niveau de la Mer Morte) pour venir sur les traces de Moïse et connaître l’émotion de la vue sur la terre promise. D’habitude, on peut contempler la Mer Morte, le Jourdain et Israël en arrière-plan. Mais le jour où nous sommes passés, le temps était brumeux et nous ne pouvions que deviner ces éléments de décor. Heureusement, le site nous a dévoilé un de ses trésors : il y avait une église (le mémorial de Moïse) avec une immense mosaïque au sol datant de 530 après JC. C’était magnifique !

Mosaïques au Mont Nébo

Posté le 12.05.2006 par rosedesvents
Elles sont très belles et en excellent état de conservation !

Baignade dans la Mer Morte

Posté le 08.05.2006 par rosedesvents
Voici notre lieu de baignade à la Mer Morte.

La Mer Morte

Posté le 08.05.2006 par rosedesvents
Après avoir pris notre dîner à l’hôtel, nous avons voulu voir la Mer Morte. Nous sommes donc allés sur la " plage " de l’hôtel. En fait, il faisait nuit et on ne voyait pas grand chose de cette grande étendue d’eau. On pouvait surtout admirer les lumières d’Israël de l’autre côté de la rive. Je suis une grande amatrice des lumières de la nuit et j’ai beaucoup apprécié ce spectacle. Le plus fascinant, c’était de voir Israël, cet autre monde inacessible, si proche. Il n’y avait pas un bruit et c’était très reposant. Malheureusement, tout n’était pas aussi agréable que la vue. Au bord de la Mer Morte, il n’y a pas de sable, mais une boue immonde et comme la douche de l’hôtel avait beaucoup fonctionné pendant la journée, nous nous sommes rapidement retrouvés enfoncés dans la gadoue et nous avons un certain temps pour en débarrasser nos chaussures. Et dire que certains touristes prennent un malin plaisir à s’en enduire le corps sous prétexte que cette boue a des vertus médicinales.

Le lendemain, nous sommes allés nous baigner dans la Mer Morte. C’était un passage obligé et nous aurions pu le faire bêtement sur la plage de l’hôtel, mais comme nous sommes joueurs, nous avons pris une autre option. Notre fidèle guide papier indiquait un endroit à 13 kilomètres de l’hôtel où une source d’eau chaude se jetait dans la mer (pratique pour se rincer). Nous avons donc repris la route en quête de ce lieu. Nous étions un peu déçus, car le ciel était gris et quelques gouttes tombaient de temps à autre. Notre baignade semblait bien compromise. Au bout de 20 kilomètres, nous n’avions pas trouvé la trace du lieu tant recherché. En reprenant la crête dans l’autre sens, nous avons finalement identifié ce qui semblait être la source chaude (un malheureux ru) et ce n’était pas exactement un endroit pour touristes (d’ailleurs, nous étions les seuls). Nous nous sommes garés à côté d’un groupe d’hommes jouant au football, puis nous nous sommes mis en tête d’atteindre le rivage. A cet endroit, la côte formait une falaise escarpée. Sans grande conviction, nous avons entrepris la descente. Au bout de 10 minutes, nous avons atteint notre but. Pour vérification, j’ai touché le cours d’eau qui se jetait dans la Mer et il était chaud. Victoire ! Nous avons alors rejoint un couple jordanien qui était venu là dans le même but que nous. C’est l’homme qui s’est adressé à nous, tandis que sa femme est restée en retrait. Il nous a demandé d’où nous venions et j’ai été surprise de constater qu’il connaissait Lyon (qu’il prononçait Li-aune). En fait, il connaissait la ville par l’équipe de football et nous a parlé du match qui allait avoir lieu entre l’OL et le Milan AC (moi qui espérais entendre un peu moins parler de football en Jordanie, c’était raté !). cet homme était vraiment très sympathique et nous avons discuté en anglais pendant un moment.

Ensuite, nous nous sommes préparés pour notre expérience physique : l’immersion de 2 corps dans une eau à forte teneur en sel. C’était assez amusant, car effectivement, on flotte. C’est encore plus saisissant quand on tente de nager la brasse. Le taux de sel est tel que les pieds dépassent de l’eau. Du coup, on remue les pieds dans le vide et on reste au même endroit ! C’est marrant, mais c’est moins agréable quand on sort de l’eau : on est recouvert d’une pellicule gluante et c’est avec soulagement que nous avons pu nous rincer dans la source d’eau chaude. Le ciel était toujours menaçant, mais il ne pleuvait plus. C’était très agréable. Nous serions bien restés longtemps encore, mais nous devions poursuivre notre périple. Il a donc fallu remonter la pente jusqu’à la voiture. Ce fut une grande séance d’escalade, car d’en bas, nous n’avons pas vu le chemin le plus pratique. Du coup, nous avons entrepris l’ascension à un endroit particulièrement pentu. Assez corsé ! Heureusement, nous avons fini par rejoindre le sommet !

Falaises au bord de la Mer Morte

Posté le 01.05.2006 par rosedesvents
Paysage lunaire près de la Mer Morte

En route vers la Mer Morte

Posté le 26.04.2006 par rosedesvents
Nous nous sommes installés au café surplombant le site d’Um Quais pour gouter un thé à la menthe et surtout profiter de la vue. Ce moment était tout simplement parfait : il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid ; le décor était grandiose et paisible ; le temps semblait s’être arrêté. Sauf qu’il était déjà 18 heures, que le soleil se couchait une heure plus tard et qu’il nous restait beaucoup de route à faire pour rejoindre l’hôtel au bord de la Mer Morte.

Du coup, nous avons repris la route. Vous vous souvenez : quelques kilomètres avant Um Quais, nous avons traversé un check-point, car le site était proche de la frontière israélienne. Or pour rejoindre la Mer Morte à partir d’Um Quais, le plus pratique est de longer le Jourdain (qui constitue la frontière avec Israël) et comme nous sommes joueurs, nous n’avons pas hésité à emprunter cette route. En plus, c’était assez simple : le trajet consistait à aller toujours tout droit.

Nous roulions depuis 5 minutes, lorsque nous avons aperçu un deuxième check-point. J’avoue que j’étais à nouveau très tendue, même si le militaire était visiblement accueillant. Il nous a demandé nos passeports, puis nous a souhaité la bienvenue. Nous sommes ensuite descendus en bas de la colline pour nous approcher du Jourdain. Le cours d’eau en lui-même n’est pas très impressionnant. Ce qui frappe, c’est plutôt le grillage avec les barbelés juste à côté. 5 kilomètres plus tard, nous avons traversé un autre check-point. Cette fois-ci, après la désormais traditionnelle vérification des passeports, le militaire nous a demandé d’ouvrir le coffre, puis une des deux valises. Nous avons encore croisé 3 check-points le long du Jourdain. Ca finissait par devenir rassurant parce que ça voulait dire que nous étions toujours sur la bonne route.

Les choses se sont un peu compliquées dans un village. Visiblement, plus aucune route n’allait tout droit. Nous avons suivi une première route, puis avons rebroussé chemin pour aller dans la direction opposée. Nous avons fini par nous retrouver en face d’un poste militaire qui n’était plus un check point, mais un poste de contrôle avant la frontière israélienne. Comme nous nous en doutions, les militaires nous ont indiqué que nous faisions fausse route et nous sommes revenus au point de départ. Là, nous avons eu l’idée de demander notre chemin aux gens du village. Au bout de quelques secondes, il y avait déjà 30 personnes autour de la voiture et nous avions du mal à nous faire comprendre. Ils voyaient bien que nous cherchions notre chemin mais nous n’arrivions pas à communiquer avec eux sur la destination. Je répétais " Dead Sea ", mais ça n’avait pas l’air de leur parler. J’ai ensuite essayé avec " Suweimah " (ville où se trouvait l’hôtel) et je me demandais comment ça pouvait bien se prononcer en arabe. J’ai fait plusieurs tentatives sans grand succès. De leur côté, les locaux lançait des mots que je ne reconnaissais pas. L’affaire semblait mal embarquée quand un homme âgé s’est approché de la voiture et a dit cette phrase qui m’a redonné espoir : " Sprechen Sie Deutsch ? " C’est avec un grand soulagement que j’ai pu lui répondre positivement et j’ai ensuite ajouté avec joie " Totes Meer ! ". Il nous a alors indiqué le chemin et nous avons pu reprendre la bonne route. Je ne pensais pas que l’allemand me serait aussi utile en Jordanie (et ce n’était pas la dernière fois !).

La suite du trajet s’est passée tranquillement. La nuit est tombée, ce qui réduisait le confort, surtout que les Jordaniens ont la fâcheuse manie de mettre des dos d’âne à l’entrée des villes. Je pense que j’ai un peu usé les amortisseurs en arrivant à grande vitesse sur certains d’entre eux. Finalement, nous avons atteint la Mer Morte, après avoir franchi un dernier check point (le 8ème de la journée), où nous n’avons même pas eu à montrer nos passeports. Nous avons été soulagés d’arriver, car il était déjà 20h30. Nous étions fatigués après 5h30 de route dans la journée mais tellement contents d’avoir vu Um Quais !

Visite de Um Quais

Posté le 23.04.2006 par rosedesvents
Nous avons terminé la visite de Jerash vers 15h. Là, deux options s’offraient à nous : 1) rejoindre tranquillement l’hôtel situé le long de la Mer Morte ; trop facile et donc pas intéressant. 2) passer par Um Quais, un autre site romain, situé à une heure de route de Jerash en direction opposée par rapport à la Mer Morte. En choisissant Um Quais, nous savions que nous atteindrions l’hôtel assez tard, mais cette visite semblait intéressante et surtout, elle permettait de longer la frontière israélienne. Comme nous sommes joueurs, nous avons choisi de passer par Um Quais.

La route était très bien indiquée (heureusement pour nous, il y avait de nombreux panneaux en caractères latins), mais elle était aussi sinueuse, ce qui rendait le trajet un peu difficile. Juste avant Um Quais, la route était même coupée par un check-point (le site se trouve en effet non loin de la frontière israélienne). A ce moment-là, nous n’étions pas très fiers face aux militaires. Ils nous ont demandé nos passeports, puis nous ont laissés passer (ouf !). Nous avons finalement atteint notre but vers 16h. Nous avons été surpris, car il y avait très peu de touristes par rapport à Jerash (nous avons dû en croiser moins de 10), mais la visite n’en a été que plus agréable.

Le site d’Um Quais est plutôt orginal. A la base, il s’agit d’une cité hellénistique, qui a été annexée par les Romains, puis est passée sous domination musulmane. Elle a ensuite été le siège d’un bourg ottoman. Au final, il reste sur place des vestiges romains avec notamment un théâtre et une voie pavée entourée de colonnes, mais également des bâtiments ottomans en très bon état. Ce qui est assez amusant, c’est la juxtaposition de ces deux styles, qui se marient assez bien. En plus, la végétation est très dévéloppée tout autour des vestiges (il y a même un arbre au milieu de la voie romaine) avec des troupeaux de moutons broutant aux alentours, ce qui donne un côté bucolique à l’ensemble.

Mais Um Quais, c’est également un magnifique panorama. Si la ville s’est bien développée, c’est parce qu’elle se trouvait au croisement de plusieurs routes principales, mais aussi parce qu’elle est au somment d’une colline (donc facilement défendable). Du site, on a une vue magnifique sur le lac de Tibériade (situé en Israël). La brume au-dessus du lac confère d’ailleurs au site une atmosphère mystérieuse et donc beaucoup de charme. A Um Quais, on a vraiment l’impression d’être dans une ville fantôme, reprise par la nature et oubliée de la civilisation. C’est une expérience très agréable !

Um Quais - constructions ottomanes

Posté le 18.04.2006 par rosedesvents
Depuis le départ des ottomans, la nature a repris ses droits !
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