Pour atteindre le sultanat d'Oman, nous avions choisi la compagnie Emirates avec un vol de nuit de 6 heures vers Dubai (aux Emirats Arabes Unis), puis un vol d'1 heure vers Mascate, capitale d'Oman. J'ai toujours un mal fou à dormir dans les avions et un de mes voisins a laissé sa lampe individuelle (qui m'éclairait également) allumée pendant une grande partie du vol afin de lire. Autant dire que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. J'ai finalement atteint Dubai avec un état de fatigue certain. A la sortie de l'avion, nous avons été acheminés jusqu'à l'aérogare par un bus et le trajet m'a paru interminable, car nous avons longé les locaux flambant neufs (et immenses) de la nouvelle aérogare prochainement en service. Ca m'a fait pensé au film parodique de la Guerre des Etoiles avec le vaisseau spatial, qui n'en finit pas.
Une fois sortis du bus, nous avons pu constater que l'organisation était bien rodée. Comme nous avions du retard, nous avons été accueillis à part, tout comme les passagers à destination de Doha (au Qatar). Nous avons traversé les contrôles de sécurité et nous avons juste eu le temps de rejoindre notre comptoir d'embarquement. Mais le peu que nous avons vu était impressionnant. Je n'ai jamais vu autant de magasins dans un aéroport. Un instant, j'ai cru me trouver dans un shopping center (voir la photo ci-jointe).
Nous avons repris un avion vers notre destination finale. A l'arrivée, les formalités se sont passées sans encombres. Les choses sont d'ailleurs encore mieux organisées qu'en Jordanie, car le bureau de change fournit directement le visa. On ne fait donc qu'une fois la queue pour obtenir la monnaie locale, le rial omanais, et payer le visa. Ensuite, nous avons refait la queue pour obtenir le tampon, mais ça n'a pas duré très longtemps et l'agent était très sympathique. Il nous a d'ailleurs souhaité la bienvenue à Oman.
C'est alors que les choses se sont corsées. Nous devions être accueillis par un représentant local de l'agence de voyage pour être transférés à l'hôtel. Nous avons attendu une bonne demi heure sans succès. Au bout d'un moment, un autochtone nous a repérés et nous a très gentiment demandé quelle compagnie nous recherchions. Il nous a ensuite demandé si nous avions un numéro de téléphone et il a utilisé son portable pour le composer. Il a parlé à son correspondant en anglais (pour que nous comprenions ?) et nous a indiqué que quelqu'un allait venir nous chercher. J'étais vraiment soulagée de cette aide providentielle, mais en même temps dégoûtée d'attendre bêtement à l'aéroport, parce que ce n'est pas vraiment l'endroit le plus joli d'une ville. Notre chauffeur est finalement arrivé après une heure d'attente en prétextant des bouchons. Il nous a aussi dit qu'il avait 2h de retard sur son horaire prévu, donc on a eu du mal à croire à son excuse. Enfin, nous avons quitté l'aéroport pour partir à la découverte d'Oman...