Après avoir pris notre dîner à l’hôtel, nous avons voulu voir la Mer Morte. Nous sommes donc allés sur la " plage " de l’hôtel. En fait, il faisait nuit et on ne voyait pas grand chose de cette grande étendue d’eau. On pouvait surtout admirer les lumières d’Israël de l’autre côté de la rive. Je suis une grande amatrice des lumières de la nuit et j’ai beaucoup apprécié ce spectacle. Le plus fascinant, c’était de voir Israël, cet autre monde inacessible, si proche. Il n’y avait pas un bruit et c’était très reposant. Malheureusement, tout n’était pas aussi agréable que la vue. Au bord de la Mer Morte, il n’y a pas de sable, mais une boue immonde et comme la douche de l’hôtel avait beaucoup fonctionné pendant la journée, nous nous sommes rapidement retrouvés enfoncés dans la gadoue et nous avons un certain temps pour en débarrasser nos chaussures. Et dire que certains touristes prennent un malin plaisir à s’en enduire le corps sous prétexte que cette boue a des vertus médicinales.
Le lendemain, nous sommes allés nous baigner dans la Mer Morte. C’était un passage obligé et nous aurions pu le faire bêtement sur la plage de l’hôtel, mais comme nous sommes joueurs, nous avons pris une autre option. Notre fidèle guide papier indiquait un endroit à 13 kilomètres de l’hôtel où une source d’eau chaude se jetait dans la mer (pratique pour se rincer). Nous avons donc repris la route en quête de ce lieu. Nous étions un peu déçus, car le ciel était gris et quelques gouttes tombaient de temps à autre. Notre baignade semblait bien compromise. Au bout de 20 kilomètres, nous n’avions pas trouvé la trace du lieu tant recherché. En reprenant la crête dans l’autre sens, nous avons finalement identifié ce qui semblait être la source chaude (un malheureux ru) et ce n’était pas exactement un endroit pour touristes (d’ailleurs, nous étions les seuls). Nous nous sommes garés à côté d’un groupe d’hommes jouant au football, puis nous nous sommes mis en tête d’atteindre le rivage. A cet endroit, la côte formait une falaise escarpée. Sans grande conviction, nous avons entrepris la descente. Au bout de 10 minutes, nous avons atteint notre but. Pour vérification, j’ai touché le cours d’eau qui se jetait dans la Mer et il était chaud. Victoire ! Nous avons alors rejoint un couple jordanien qui était venu là dans le même but que nous. C’est l’homme qui s’est adressé à nous, tandis que sa femme est restée en retrait. Il nous a demandé d’où nous venions et j’ai été surprise de constater qu’il connaissait Lyon (qu’il prononçait Li-aune). En fait, il connaissait la ville par l’équipe de football et nous a parlé du match qui allait avoir lieu entre l’OL et le Milan AC (moi qui espérais entendre un peu moins parler de football en Jordanie, c’était raté !). cet homme était vraiment très sympathique et nous avons discuté en anglais pendant un moment.
Ensuite, nous nous sommes préparés pour notre expérience physique : l’immersion de 2 corps dans une eau à forte teneur en sel. C’était assez amusant, car effectivement, on flotte. C’est encore plus saisissant quand on tente de nager la brasse. Le taux de sel est tel que les pieds dépassent de l’eau. Du coup, on remue les pieds dans le vide et on reste au même endroit ! C’est marrant, mais c’est moins agréable quand on sort de l’eau : on est recouvert d’une pellicule gluante et c’est avec soulagement que nous avons pu nous rincer dans la source d’eau chaude. Le ciel était toujours menaçant, mais il ne pleuvait plus. C’était très agréable. Nous serions bien restés longtemps encore, mais nous devions poursuivre notre périple. Il a donc fallu remonter la pente jusqu’à la voiture. Ce fut une grande séance d’escalade, car d’en bas, nous n’avons pas vu le chemin le plus pratique. Du coup, nous avons entrepris l’ascension à un endroit particulièrement pentu. Assez corsé ! Heureusement, nous avons fini par rejoindre le sommet !